Contexte


Un logement pour accompagner le vieillissement

Structure de l age de la population wallonneEn Wallonie, comme dans la plupart des régions industrialisées, la pyramide des âges ressemble plutôt à une tour dont la base se rétrécit ; le constat est bien connu : la population vieillit et son espérance de vie s’accroît. D’ici 2050, la proportion de la population âgée de plus de 65 ans va ainsi augmenter de près de 90 %. Ces personnes sont désireuses de pouvoir rester le plus longtemps possible à domicile. Ce souhait est également relayé par les politiques publiques actuelles.

Il importe dès lors que le logement puisse répondre à ce nouveau défi et s’adapter progressivement aux besoins des personnes vieillissantes. En effet, un simple obstacle à contourner pour une personne valide peut très vite constituer une barrière infranchissable pour les personnes connaissant une perte d’autonomie physique.

Par ailleurs, concevoir des logements répondant aux demandes des personnes dont la mobilité se réduit représente un confort supplémentaire pour les autres occupants. Chacun peut connaître des difficultés de mobilité. De façon très ponctuelle : transport d’objets encombrants, entorse… Durant certaines périodes : revalidation après une opération, enfant en poussette, femme enceinte… Mais parfois aussi de manière définitive : handicap irréversible suite à un accident ou une maladie, vieillesse.

Un logement plus durable

Le logement adaptable s’inscrit pleinement dans le développement durable car il répond aux besoins présents sans faire obstacle aux besoins à venir des occupants.

Un tel logement apporte une triple plus-value.

Au plan social : la personne âgée ou en situation de handicap pourra rester dans son logement, ce qui lui permettra de conserver son cadre de vie et son réseau de relations. Un logement adaptable est également plus sûr et confortable.

Au plan économique : les frais d’adaptation sont limités ; les personnes âgées ou en situation de handicap peuvent vivre dans leur logement plus longtemps ; les personnes convalescentes peuvent réintégrer leur logement plus rapidement. Tout ceci contribue à une diminution des frais de prise en charge par des organismes spécialisés.

Au plan environnemental : les déchets produits sont minimisés voire complètement inexistants lors de l’adaptation du logement.

Une réponse à un enjeu de société

Avec l’allongement de l’espérance de vie, la question du logement des personnes vieillissantes, qu’elles soient valides, en perte d’autonomie ou dépendantes devient un enjeu majeur de notre société.

L’objectif de disposer d’un parc de logements répondant aux défis posés par le vieillissement de la population et le handicap est clairement mis en exergue dans la déclaration de politique régionale wallonne 2009-2014.

Ainsi, le 8 février 2012, le Parlement wallon a voté le décret permettant l’application du Code wallon du logement  et de l’habitat durable. Celui-ci prévoit que 30% des nouveaux logements subventionnés par la Région devront être adaptables au handicap ou à une perte d’autonomie. Un arrêté décrivant les critères du logement adaptable est en cours de rédaction.